L’art de la guerre (titre non définitif)
Pièce chorégraphique pour 4 ou 5 danseurs

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En prémisse à ce projet de création, Lin Yuan Shang a créé en 2008 "Kung Fu Dancing", solo de et par Lin Yuan Shang, sur l'énergie des corps dansés et les passerelles existant entre danse contemporaine et arts martiaux et « Entre-deux » entre l'abandon de soi et l'obstination, entre la chute et le vertige, entre l'ivresse et le combat.
Ces deux pièces sont des solos. Comme pour donner toute sa place à un corps et une personnalité. Seul. Seul en scène, seul dans la société ? Seul face au danger, à la vie. Dans « Kung Fu Dancing », le corps du danseur lutte contre le danger avec stratégie impétueuse et force tranquille. En revanche, dans « Entre-deux », la danseuse semble se débattre entre le fil du destin et la volonté de maîtrise de sa vie.

Comment alors développer la faculté d’improviser devant ce danger ? Une improvisation qui ne serait pas totalement spontanée mais qui tiendrait de l’intuition du corps. Résistance, fuite ; tomber, se relever ; construire, détruire ; aimer, haïr… Seul ou collectivement. Autant de chemins que peuvent explorer les danseurs dans une atmosphère sonore illustrant la présence, l’approche ou même la simple possibilité de la menace. Comment atteindre la victoire sans la guerre ?

Le corps, au sens oriental du terme, est l’union intime du corps et de l’esprit. Il peut être éveillé, formé, capable de se confronter au réel sous quelque forme qu’il se présente. Le corps, déjà magnifique outil des danseurs, peut aller plus loin, s’enrichir et devenir énergie totale : le corps comme une arme.